quarta-feira, 13 de maio de 2020
sexta-feira, 5 de agosto de 2016
terça-feira, 2 de agosto de 2016
''O Cinema'' não existe.
Haver textos sobre uns e sobre outros não desvaloriza nem uns nem outros: simplesmente, constrói uma dimensão mais ampla, rica e verdadeira do presente. (O que interessa é a validade transformadora do olhar: as ideias perpassam os juízos de gosto. Um pensador é um pensador. Porque estes filmes existem, foram expelidos por algo ou por alguém, fazem parte do presente. Nem todos os filmes são meritórios da nossa atenção mas filmes de todo o tipo podem ser objectos de uma análise interessante. Precisamente por isso é que o Daney escrevia sobre televisão.)
quarta-feira, 20 de fevereiro de 2013
Realizações.
António Reis
entrevista a Serge Daney e Jean-Pierre Oudart
quinta-feira, 15 de setembro de 2011
Ganhos do Pós-Kapó
"C'était donc par le cinéma que je sus que la condition humaine et la boucherie industrielle n'étaient pas incompatibles et que le pire venait juste d'avoir lieu."
sexta-feira, 29 de julho de 2011
Serge Daney sobre L'enfant secret
quarta-feira, 8 de dezembro de 2010
(Neo)Existencialismo.


LES FILMS DE NOS 25 ANS. 1984.
Boy Meets Girl. Libé meets Carax.
Oui, il existe encore de jeunes cinéastes assez fiers pour parler d'eux à la première personne. A Cannes, nous avons beaucoup aimé «Boy meets girl» de Léos Carax.
DANEY Serge
Un frêle fantôme hante tout le festival, celui du premier film du jeune cinéaste (peut-être) génial. La «révélation», comme on dit dans la presse, l'«espoir», l'assurance que le cinéma continue, produit ses Rimbaud et ses «poètes de sept ans» contre vents et marées, qu'il repart à zéro, qu'il ne meurt pas. Mais en même temps, parce qu'on a trop vanté de talents qui n'ont pas tenu leurs promesses, parce qu'on a appelé «jeunes cinéastes» des débutants tardifs qui n'étaient plus des adolescents depuis longtemps, parce que les producteurs en mal de relève-chair fraîche ont brûlé trop vite de jeunes talents à coups de budgets trop lourds, cette hantise n'ose plus trop se dire. On se contente de savoir gré aux jeunes cinéastes d'aujourd'hui de porter avec eux la sensibilité des années 80, de «ressembler» à leur époque, alors qu'ils n'y ont, évidemment, aucun mérite. Ils arrivent maintenant, très maniérés, souvent nostalgiques, agressifs par force, ignares et très cinéphiles. Ils savent bien qu'il leur est difficile de faire aussi facilement scandale que leurs aînés et qu'il y a une révolte, quelque part, dont on les a privés. Mais ils arrivent, nécessairement.
Hier, nous avons vu Boy meets girl, premier long métrage de Léos Carax. C'est un vrai premier film et c'est (parions sur lui) un vrai auteur.
Mais comme on l'est à son âge, c'est-à-dire à 23 ans. Le film est évidemment inégal, bancal et troué d'impasses, mais il respire le cinéma et il date de 1984. Les comédiens ont l'âge de leur metteur en scène, le héros, Alex, ressemble à Carax comme à un frère, et ils ne parlent que de ce qui les encercle: le mal de vivre, l'envie d'en avoir déjà fini, d'avoir une oeuvre derrière soi, le goût et le dégoût du monde, la pudeur, les idées noires et un ego à toute épreuve. Par ailleurs, Carax a, chose rare, un don pour la poésie.
Un film comme Boy meets girl ne gagne rien a être raconté. Pas parce qu'il y aurait un mystère à préserver dans l'histoire qui n'est jamais que celle bressonienne d'un jeune garçon, la dernière nuit avant son départ pour le service militaire, entre une fille qui l'a quitté et une autre qu'il rencontre, déjà «entre le chagrin et le néant». C'est que le mystère est dans la sûreté de la mise en scène lorsqu'elle donne ce sentiment intenable de précarité, dans la beauté des soliloques à la voix blanche, sans filet.
Il y a deux copains discutant sur les berges de la Seine, la nuit, et l'un se précipite sur l'autre, il y a des confessions sexuelles, très osées et très douces, en voix off, un flipper ouvert et qui clignote quand même, un enfant qui commence un monologue ravagé dans le métro, un homme muet qui reproche aux jeunes «de ne pas parler», des enfants oubliés qui pleurent dans une pièce un soir de réception, des disques volés par amour, une chambre de bonne éclairée par la lumière d'un frigo ouvert, l'orgueil des peines d'amour perdues et une absence quasi totale d'adultes.
Un jeune auteur (Carax?), c'est quelqu'un qui sait qu'il a déjà vu beaucoup de films, vécu peu de choses (mais difficilement, déjà) et qu'il n'y a pas de temps à perdre pour commencer à les dire. Parce qu'on fait le cinéma avec ce qu'on a. Autobiographie et programme exalté de vie à venir (fulgurante), puis moments d'aphasie où l'hommage au cinéma muet n'est pas une coquetterie cinéphile mais un mauvais moment à passer. Horreur d'errer dans un monde «déjà vu» mais «pas encore vécu». Jeune vieillard qui ne pourra que rajeunir.
Il y a quelque chose d'aujourd'hui dans le regard buté d'Alex et de Mireille, adolescents même pas paumés, tout juste «ajoutés» au monde qui les entoure . Et il y a aussi quelque chose d'hier dans leur façon de vivre leur vie comme un destin, mais au futur antérieur, comme dans un roman du XIXe siècle. A même le mur blafard de sa chambre, Alex a dessiné, grossière, une carte de Paris sur laquelle il porte soigneusement les lieux et les dates de tout ce qui fut pour lui «une première fois». Belle image pour un premier film: naissance, premier baiser, première tentative de meurtre, etc.
Il y a aussi quelque chose d'aujourd'hui dans cette manière de Carax de recommencer le cinéma autobiographique de la nouvelle vague (de Godard à Garrel, mais aussi de Skolimovski à Bertolucci), plus dans le Paris lumineux libéré des studios que nous découvrait Coutard mais dans un Paris nocturne, obscur, contrasté, entre chien et loup, strié de néons et de faux jours, le Paris de tous les cinéastes de sa génération.
Qui est Léos Carax? Un double d'Alex, mais encore? Léos non plus n'est pas grand, il porte des vestes immenses qui le font paraître encore plus jeune, il ne parle pas beaucoup, il a fait un court métrage (Strangulation blues), il ne vit que du cinéma. Il ressemble aussi au Léaud qui volait des photos de stars dans les 400 coups. C'est lui, souvent, qui vient demander à une vendeuse d'une grande librairie de cinéma parisienne si elle n'a pas «des trucs nouveaux» sur Godard. Des affiches ou des photos. Car, le lecteur l'aura compris, Godard est un dieu pour Carax.
"I was afraid of color", Leos Carax
sexta-feira, 3 de dezembro de 2010
CÓPIAS CONFORME.



Ainda nos restará comoção por alguma destas crianças desprotegidas? Ainda nos lembramos que há inocência ingénua dos gestos de outros signos, tão livres porque ignoram as possibilidades da técnica, o vampirismo do zoom?


GTA online


Agitprop trains, 1917





- Alimenta as obsessões que o caminho traça por ti. Se o mundo te secou, vive essa noite que te espera na sala. Faz-te dos mundos de ontem e de amanhã. Evade os limites desse corpo. Solta-te. Balança-te. Vai e voa.







Pirated Copy, Jianjun He (2004)"Un film est un rendez-vous d'amour tous les soirs avec des milliers de personnes." Sacha Guitry

— Aí está. Você é capaz de morrer por uma ideia, é visível a olho nu. Pois bem, eu estou farto das pessoas que morrem por uma ideia. Não acredito no heroísmo. Sei que é fácil e aprendi que era criminoso. O que me interessa é que se viva e que se morra pelo que se ama.Excerto de A Peste. Albert Camus








Minnie and Moskowitz, John Cassavetes, 1971














Where it’s clear that only a filmmaker can give some meaning to what television does without thinking and that we owe Woody Allen the hypothesis of the embodied zapping.First came euphoria, a dream of ubiquity finally within reach of the hand (then of the thumb, a part of the hand). Thanks to television, being everywhere would cease to be the privilege of the sorcerer’s apprentices akin to Orwell or Mabuse. Once surveillance was democratised, the spectator’s eye started to scan, faster and faster, several strata of images. From the raw documentary of the news to the quiet family shows, from the black and white stock shots to the bright colours of the weather maps, from the MGM lion to the successive test patterns of national public television (1). In the meantime, the ear was adjusting to several types of voices: discoursing or teasing, commenting or stuttering, dubbed or original. “The world at home” was what it was all about.All this existed especially when there was only one television channel. The multiplication of channels has slowly created the reverse feeling of a fundamental “unity” of all images and sounds on television. As if too much diversity was detrimental to the very idea of diversity, and if too much choice rendered trivial the act of choosing. The practice of zapping probably came from this desperate desire to anticipate a nausea certain to arrive. An ambiguous act, zapping carries two contradictory desires. Sometimes we are trying to prove that “elsewhere” (i.e. on another channel) is just the same. Other times we want to enjoy – even for an instant – the appearance of diversity and to dream that it’s more than an appearance. In the first case, we angrily conclude to the prominence of the medium over the message, and in the second case we still seek the moments (a few seconds is all it takes) where our habits are tricked by a show temporarily new. But, like those who want to run faster than their shadows, or who count their chickens before they are hatched, we end up forgetting that an image is made to be seen.Does the Same, multiplied by the Same, equals the Other (like the multiplication of two negatives makes a positive)? It’s too serious a question to be left to the television people (too busy pretending to be unique and confuse variant and difference). Inversely, it’s a question for the reverie and jurisdiction of filmmakers. Only filmmakers can calmly “analyse” what television is only proposing as a hysterical synthesis. Cinema – and this is not new (Vertov, Rossellini, Welles, Godard, etc.) – is the conscience of television. It’s often its last dignity left. Filmmakers, because they anticipate a process which will eventually escape them, have the time to think about it and make it their own personal concern. But those who inherit from these processes often have the upstarts’ stubborn presumptuousness. Let’s be precise. With Fritz Lang the idea of surveillance is fascinating (The Testament of Dr. Mabuse) and with Rossellini, the idea of fictionalised news is overwhelming (Paisa). With Welles, the idea of de-programming is staggering (Mr. Arkadin) and with Godard (or Bresson) the idea of forced and indifferent choice is close to anguish. Artists will always be truer than media-people.And it’s with Woody Allen that the idea of zapping eventually becomes emotive. To watch one morning (on Canal +), drowned amongst other images, a movie like Zelig (1983), is to find to this film a depth that it didn’t have in movie theatres, in front of an audience too enlightened, too “second degree”. Television is the true environment of this film. If the bases of Woody Allen’s films are almost always robust or ingenious ideas (a real history of mediation in the 20th century, going through the de-sublimated star system and the moving evocation of radio), they rarely have a strong enough inspiration to make real films. But only a filmmaker could invent Leonard Zelig, this mutant whose body is zapping through history and through the different ways to film history.Who’s Leonard Zelig? A nice boy who wants to be loved by the others so much that he finds nothing better than to physically look like them. Zelig is like the cursor of the word processing machine this article is written with: where he is, it’s the Same, and everywhere else is elsewhere. He moves from a body to another just as we hop from channel to channel. He becomes tinged with otherness. He has recourse to mimicry, like these animals which fascinated Lacan. His body (a strange body, good for science, a body made of acetate or nitrate) adapts to the environment, eventually dissolving into it. That’s the true novelty. Unlike the great disguised characters of the past (who dressed up, like Tony Curtis in The Great Impostor by Mulligan), Zelig slips naturally in the skin of others. That’s how we discover him, a scandalous object in the immediate entourage of the Pope or Hitler. This is how he realises our dream of ubiquity (the famous “little mouse” since then become heroin of some personal computers).We know that cinema would not exist without the persistence of vision. With Zelig, there is another persistence: of a role into another, of a channel into another. Zelig symbolises our desire to be everywhere at the same time (incognito) and our refusal to lose the endangered “thread” of our nomadic life. But we or Zelig no longer travel around the wide world but through those countries which are the different genres of known images of the world: through the interview, the current affairs documentary or the Hollywood film. A chemical world is leading to chemical bodies, and chemical bodies lead to new types of metamorphoses.The culture of narcissism (a theme long addressed by the Americans) leads to paradoxes in which Woody Allen visibly revels. In the past, a mirror was enough (“Je ris de me voir si belle en ce miroir”, etc.). Today, it’s through the superficial diversity of the TV-things on display that we want to catch the trace of our imaginary presence, even in the (rather minimal) form of the gaze. What we see returns our image, the image of those who, as John Berger said, wanted to “see the seeing”. So for once, Zelig devotes himself out to “represent” our gaze in the country of things watched. We then found ourselves on both sides of the screen and concluded to the “crisis” of cinema.
























































