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quarta-feira, 13 de fevereiro de 2013

Regeneração (2) : Descontinuar



Mauvais Sang, Leos Carax, 1986

"O momento ou o instante ou o que é iminente e tem o “acesso bloqueado” pode ser compreendido como aquela hora que um dia vem ter connosco, raras vezes preparados para ela, embora possamos estar quase a adivinhá-la, mesmo à espera dela — como se diz que uma mulher espera um filho —, e nessa hora um mundo acabou de morrer e nessa hora um mundo acabou de nascer, hora irrepresentável, reveladora, libertadora, esmagadora, fonte, coração de alguma coisa ou de todas as coisas. Podemos ver o instante como a descontinuidade que se solta do contínuo da vida e se sustém a si própria, como um brilho irreprimível que jorra da fusão entre necessidade e contingência, onde vemos Cronos temporariamente destronado..."

Maria Filomena Molder in "Como Responder ao Tempo Presente"
via blog Forma de Vida

quinta-feira, 9 de agosto de 2012

THE LEOS CARAX EXPERIENCE



Entrevista a Leos Carax, 
por Olivier Père (3/8/2012)


O CINEMA É UMA COISA DA NOITE.
"...Pardon, mais parler cinéma, pour moi c’est un peu un cauchemar. Mais parler de cinéma en plein jour, en pleine lumière, c’est un gros cauchemar… (rires). Le cinéma, c’est une chose de la nuit… Les Amants de la nuit… La Nuit du chasseur. Je vais essayer quand même…"

É COMO SE DEUS OBSERVASSE ESTE HOMEM.
"...Mais quand on voit un travelling du début du cinéma, de Murnau par exemple, une caméra qui suit un homme à l’aube, par exemple, on a vraiment le sentiment, par la lourdeur de la machinerie, que c’est Dieu qui regarde cet homme..."

UMA CADEIRA DE CORAGEM NAS ESCOLAS.
"...Il faudrait mettre des cours de courage dans les écoles."

PENSO NO CINEMA
"Je pense au cinéma, je pense pas au cinéma français." 

A PALAVRA "EXPERIÊNCIA"
"...Il y a un mot qui est important, je regrette qu’il ne soit pas prononcé dans Holly Motors : c’est le mot Expérience. Il y a cette définition de l’expérience par un écrivain français, Georges Bataille : «Le voyage au bout du possible de l’homme ». 

FILMES PARA MORTOS VISTOS PELOS VIVOS
"...il m’a toujours semblé, je l’ai dit tout à l’heure déjà, qu’on fait des films pour les morts et qu’on les montre à des vivants..."


sábado, 20 de agosto de 2011

ænə ..?

- Sim?
- Acreditas no amor que ataca de repente mas que dura para sempre?




Mauvais Sang, Carax, 1986

quarta-feira, 8 de dezembro de 2010

(Neo)Existencialismo.





BOY MEETS GIRL, Leos Carax, 1984




Images from the manuscript of Orwell's Nineteen Eighty Four




LES FILMS DE NOS 25 ANS. 1984.
Boy Meets Girl. Libé meets Carax.
Oui, il existe encore de jeunes cinéastes assez fiers pour parler d'eux à la première personne. A Cannes, nous avons beaucoup aimé «Boy meets girl» de Léos Carax.

DANEY Serge


Un frêle fantôme hante tout le festival, celui du premier film du jeune cinéaste (peut-être) génial. La «révélation», comme on dit dans la presse, l'«espoir», l'assurance que le cinéma continue, produit ses Rimbaud et ses «poètes de sept ans» contre vents et marées, qu'il repart à zéro, qu'il ne meurt pas. Mais en même temps, parce qu'on a trop vanté de talents qui n'ont pas tenu leurs promesses, parce qu'on a appelé «jeunes cinéastes» des débutants tardifs qui n'étaient plus des adolescents depuis longtemps, parce que les producteurs en mal de relève-chair fraîche ont brûlé trop vite de jeunes talents à coups de budgets trop lourds, cette hantise n'ose plus trop se dire. On se contente de savoir gré aux jeunes cinéastes d'aujourd'hui de porter avec eux la sensibilité des années 80, de «ressembler» à leur époque, alors qu'ils n'y ont, évidemment, aucun mérite. Ils arrivent maintenant, très maniérés, souvent nostalgiques, agressifs par force, ignares et très cinéphiles. Ils savent bien qu'il leur est difficile de faire aussi facilement scandale que leurs aînés et qu'il y a une révolte, quelque part, dont on les a privés. Mais ils arrivent, nécessairement.

Hier, nous avons vu Boy meets girl, premier long métrage de Léos Carax. C'est un vrai premier film et c'est (parions sur lui) un vrai auteur.

Mais comme on l'est à son âge, c'est-à-dire à 23 ans. Le film est évidemment inégal, bancal et troué d'impasses, mais il respire le cinéma et il date de 1984. Les comédiens ont l'âge de leur metteur en scène, le héros, Alex, ressemble à Carax comme à un frère, et ils ne parlent que de ce qui les encercle: le mal de vivre, l'envie d'en avoir déjà fini, d'avoir une oeuvre derrière soi, le goût et le dégoût du monde, la pudeur, les idées noires et un ego à toute épreuve. Par ailleurs, Carax a, chose rare, un don pour la poésie.

Un film comme Boy meets girl ne gagne rien a être raconté. Pas parce qu'il y aurait un mystère à préserver dans l'histoire qui n'est jamais que celle bressonienne d'un jeune garçon, la dernière nuit avant son départ pour le service militaire, entre une fille qui l'a quitté et une autre qu'il rencontre, déjà «entre le chagrin et le néant». C'est que le mystère est dans la sûreté de la mise en scène lorsqu'elle donne ce sentiment intenable de précarité, dans la beauté des soliloques à la voix blanche, sans filet.

Il y a deux copains discutant sur les berges de la Seine, la nuit, et l'un se précipite sur l'autre, il y a des confessions sexuelles, très osées et très douces, en voix off, un flipper ouvert et qui clignote quand même, un enfant qui commence un monologue ravagé dans le métro, un homme muet qui reproche aux jeunes «de ne pas parler», des enfants oubliés qui pleurent dans une pièce un soir de réception, des disques volés par amour, une chambre de bonne éclairée par la lumière d'un frigo ouvert, l'orgueil des peines d'amour perdues et une absence quasi totale d'adultes.

Un jeune auteur (Carax?), c'est quelqu'un qui sait qu'il a déjà vu beaucoup de films, vécu peu de choses (mais difficilement, déjà) et qu'il n'y a pas de temps à perdre pour commencer à les dire. Parce qu'on fait le cinéma avec ce qu'on a. Autobiographie et programme exalté de vie à venir (fulgurante), puis moments d'aphasie où l'hommage au cinéma muet n'est pas une coquetterie cinéphile mais un mauvais moment à passer. Horreur d'errer dans un monde «déjà vu» mais «pas encore vécu». Jeune vieillard qui ne pourra que rajeunir.

Il y a quelque chose d'aujourd'hui dans le regard buté d'Alex et de Mireille, adolescents même pas paumés, tout juste «ajoutés» au monde qui les entoure . Et il y a aussi quelque chose d'hier dans leur façon de vivre leur vie comme un destin, mais au futur antérieur, comme dans un roman du XIXe siècle. A même le mur blafard de sa chambre, Alex a dessiné, grossière, une carte de Paris sur laquelle il porte soigneusement les lieux et les dates de tout ce qui fut pour lui «une première fois». Belle image pour un premier film: naissance, premier baiser, première tentative de meurtre, etc.

Il y a aussi quelque chose d'aujourd'hui dans cette manière de Carax de recommencer le cinéma autobiographique de la nouvelle vague (de Godard à Garrel, mais aussi de Skolimovski à Bertolucci), plus dans le Paris lumineux libéré des studios que nous découvrait Coutard mais dans un Paris nocturne, obscur, contrasté, entre chien et loup, strié de néons et de faux jours, le Paris de tous les cinéastes de sa génération.

Qui est Léos Carax? Un double d'Alex, mais encore? Léos non plus n'est pas grand, il porte des vestes immenses qui le font paraître encore plus jeune, il ne parle pas beaucoup, il a fait un court métrage (Strangulation blues), il ne vit que du cinéma. Il ressemble aussi au Léaud qui volait des photos de stars dans les 400 coups. C'est lui, souvent, qui vient demander à une vendeuse d'une grande librairie de cinéma parisienne si elle n'a pas «des trucs nouveaux» sur Godard. Des affiches ou des photos. Car, le lecteur l'aura compris, Godard est un dieu pour Carax.


"I was afraid of color", Leos Carax

segunda-feira, 6 de dezembro de 2010

SEM LIMITES NEM CONTROLO.


- ALEX, ENCORE VINT CINQ FRANCS! VIENS, ON VA ALLER LES DÉPENSER! TU AS DEJÁ VU LA MER?
- NON MAIS...
- ET L'HORIZON?
- IL N'Y A PAS BESOIN!
- VIENNNNSSS!






LES AMANTS DU PONT NEUF
LEOS CARAX (1991)












Como não bailar a fúria?
Como não viver além?
O mundo ecoa algures entre todas as músicas,
 alastra o fogo, fúria incessante em que os corpos se amam.
 

"...dance is the cure to get rid of all evil."

JANELLE MONAE



A dar justa continuidade à adoração Carax que pelo Raging B se tem podido ler.

quinta-feira, 20 de setembro de 2007

Lovers at first sight.



Standish Lawder, Necrology (1970)

Boy meets girl, Carax, 1984


quarta-feira, 30 de março de 2005

Love Story.


“ I shall write you a love story in an entirely new genre”
ROBERT DESNOS

Boy meets Girl, Carax, 1984