sexta-feira, 27 de fevereiro de 2015

STEREODOX: I'll lose myself forever

''E espero ao telefone que me digam se sou feliz, real, ou simplesmente''

La Belle Noiseuse, Jacques Rivette, 1991

Vou pôr um anúncio obsceno no diário
pedindo carne fresca pouco atlética
e nobres sentimentos de paixão.
Desejo um ser, como dizer, humano
Que por acaso me descubra a boca
e tenha como eu fendidos cascos
bífida língua azul e insolentes
maneiras de cantar dentro de água.
Vou querer que me ame e abandone
com igual e serena concisão
e faça do encontro relatório
ou poema que conste do sumário
nas escolas ali além das pontes
E espero ao telefone que me digam
se sou feliz, real, ou simplesmente
uma espuma de cinza em muitas mãos.

António Franco Alexandre
A Pequena Face, Assírio & Alvim, 1983

quarta-feira, 25 de fevereiro de 2015

VECCHIALI em 2015


domingo, 22 de fevereiro de 2015

Histórias Trágico-Marítimas

sob o tema ''ODES MARÍTIMAS - UMA HISTÓRIA DO MAR NO CINEMA PORTUGUÊS''
- e se há submersão escrita que me agradou, foi esta.

Since Time began.


Frank Capra, Lost Horizon, Frank Capra, 1937




The Quiet Man, John Ford, 1952

sexta-feira, 20 de fevereiro de 2015

um dos acontecimentos cinematográficos do ano


quinta-feira, 19 de fevereiro de 2015

Le Théâtre des matières



Jean-Claude Biette, 1977

Le Théâtre des matières

par Louis SKORECKI

Tu t'inquiètes pour rien, dit Jacques, monsieur Edouard a changé. Tu verras, il est serein, communicatif. Il est juste un peu exalté, c'est tout, avait ajouté Caroline pour se rassurer elle-même. Il va bien, je t'assure, avait insisté Jacques. Il est heureux de la vie, voilà tout. Tu vois, je dis à Caroline, j'aimerais parler avec lui du premier Biette, le Théâtre des matières (je me rends compte que je parle tout bas, comme s'il pouvait m'entendre), mais j'ai peur qu'il me tombe dessus encore une fois, il a toujours détesté Biette, tu le sais bien. Mais Biette est mort, dit Jacques. Avec monsieur Edouard, répond Caroline, vous êtes bien placés pour le savoir, la mort n'y change rien, un ennemi reste un ennemi. Dès qu'on prononce son nom, monsieur Edouard se pointe au quart de tour. Le plus étrange, c'est qu'il sait déjà de quoi on parle.

Vous parlez de Biette, c'est ça ? On ne peut rien te cacher, dit Caroline, on disait que le Théâtre des matières était aussi beau qu'un Renoir. Le silence qui suit dure une éternité. Je regarde Jacques, il regarde ses pieds. Vous voulez savoir, dit finalement monsieur Edouard d'un drôle d'air que je ne lui connais pas, eh bien, je suis d'accord avec vous. Ce Biette-là, poursuit-il, sur le sentiment d'épaisseur, le sentiment de théâtre, le sentiment de matière, rappelle presque le dernier Ford, Frontière chinoise. Personne n'ose parler, on entendrait une mouche voler. D'ailleurs, en voilà une, elle tourne autour de monsieur Edouard comme s'il était le centre du monde. Caroline se décide la première, elle s'étonne qu'il compare Biette à son Ford préféré. Sonia Saviange dans le Théâtre des matières, dit rêveusement monsieur Edouard, c'est aussi beau que Machiko Kyo dans un Mizoguchi ; et Howard Vernon, c'est comme Cocteau dans un Tourneur qui serait produit par Val Lewton. Je siffle entre mes dents. Salut l'artiste.

...

Le Théâtre des matières (2)



Tu te fais du souci pour rien, avait dit Jacques, monsieur Edouard a changé, tu ne le reconnaîtrais pas. Encore un peu exalté, avait ajouté Caroline, mais c'est tout. Je leur dis que j'aimerais parler avec lui du premier Biette, le Théâtre des matières (je me rends compte que je parle tout bas, comme s'il pouvait m'entendre), mais j'ai peur qu'il me tombe dessus encore une fois, il a toujours détesté Biette. Mais Biette est mort, dit Jacques. Avec monsieur Edouard, répond Caroline, Louis est bien placé pour le savoir, la mort n'y change rien, un ennemi reste un ennemi. Dès qu'on prononce son nom, monsieur Edouard se pointe au quart de tour. Le plus curieux, c'est qu'il sait déjà de quoi on parle. A croire qu'il a un espion dans la maison.

Vous parlez de Biette, c'est ça ? On ne peut rien te cacher, dit Caroline, on disait que le Théâtre des matières était aussi beau qu'un Ford ou un Fassbinder. Le silence qui suit dure une éternité. Je regarde Jacques, il regarde ses pieds. Vous voulez savoir, dit enfin monsieur Edouard d'un drôle d'air que je ne lui connais pas, je suis d'accord avec vous. Ce sentiment de théâtre parlé, on ne le trouve que dans les plus beaux Ford, les plus beaux Fassbinder. Personne n'ose ouvrir la bouche. Caroline se décide la première, elle s'étonne que monsieur Edouard compare Biette à ses deux cinéastes préférés. Il prend un air rêveur que je ne lui connais pas et égrène des noms : Sonia Saviange, Machiko Kyo, Howard Vernon, Jean Cocteau. Biette a de l'allure, dit-il pensivement, il a l'élégance de Mizoguchi, de Tourneur, de Cocteau, mais c'est avant tout un musicien, il fait chanter ses acteurs. Comme Désormières ?, je demande. Non, répond monsieur Edouard, comme Dion. Le chanteur des Belmonts ?, demande Caroline. Oui, lâche monsieur Edouard, Biette est un rocker, un dandy, un voyageur.

...

Le Théâtre des matières (3)

Vous parliez de Biette, c'est ça ?, avait dit monsieur Edouard. On ne peut rien te cacher, avait répondu Caroline. Louis disait que le Théâtre des matières était aussi beau que le plus beau Ford. Le silence qui suivit avait duré une éternité. Je n'osais pas ouvrir la bouche. Vous voulez savoir, avait fini par dire monsieur Edouard, je suis d'accord avec vous. Cette épaisseur sentimentale, ces effets de théâtre, de matière, on ne les trouve que dans les derniers Ford. Personne n'osait parler. Caroline s'était décidée la première, s'étonnant que monsieur Edouard compare Biette à Ford, son cinéaste préféré. Il avait dit que Biette avait de l'allure, de l'élégance, et qu'il était avant tout musicien. Regardez comme il fait chanter ses acteurs, avait-il dit. Comme un musicien classique ?, avait demandé Caroline. Non, avait dit monsieur Edouard, comme Dion. Dion ?, avait demandé Caroline, le chanteur de doo wop, le rocker ? Oui, avait lâché monsieur Edouard, Biette était un dandy, un voyageur.

Une semaine plus tard, on reparle de ça avec Caroline. Je me suis acheté entretemps une compilation Dion, je cherche à comprendre comment ce petit italien de 17 ans, jeune bandit du Bronx, leader de gangs et tout le tintouin, pouvait avoir un point commun avec Biette. Caroline avait écouté aussi. A Teenager in Love de Dion and The Belmonts, s'écria-t-elle, et tous ces succès des années 50, c'est tout le contraire de Biette, je ne sais pas où monsieur Edouard voulait en venir. Ce n'est qu'en réécoutant les paroles de The Wanderer, enregistré en 1961, sans les Belmonts, que j'ai fini par comprendre. C'est l'histoire d'un type qui erre de ville en ville, j'ai dit à Caroline, qui traverse la vie en sachant qu'il ne va nulle part, mais c'est chanté comme une ritournelle. C'est tout Biette, ça, a dit Caroline. Elle avait raison.

quarta-feira, 18 de fevereiro de 2015

STEREODOX: dos OLVS

terça-feira, 17 de fevereiro de 2015

Próximo dia 26 de Fevereiro, vamos conversar.

Cartaz da autoria de SARA CAMPINO

Fantasia



''P. convencera-se de que a ideia de progresso é uma falácia, ou melhor, um ideologema, dos mais eficazes e convincentes criados pela classe dominante a ponto de ser abraçado por toda a sociedade e constituir uma fantasia que consegue convencer e mobilizar milhões de humanos, um dos elementos fundamentais da hegemonia ideológica do grande capital imperalista. (...) O que sucedeu foi que, perante a profusão de sinais exteriores de felicidade comercial ou capitalista, ficámos inaptos para interpretar outras felicidades, a do silêncio, da inteligência, da simplicidade da vida, da entreajuda, da falta de pressa, do convívio com as crianças e os bichos."
PAULO VARELA GOMES, O Verão de 2012

sábado, 7 de fevereiro de 2015

''Dois terços do amor estão na mulher, qualquer / que seja o casal.''

SOBRE O MUNDO

O telescópio não alcança sequer a tua alma;
Imprecisão exacta de um instrumento instintivo.
Mas repara: não há instrumentos instintivos ou máquinas
espontâneas.
Dois terços do amor estão na mulher, qualquer
que seja o casal. As evidências abrem falência
em todas as áreas; com o machado homens robustos inventam
ciências viris. Indispensáveis, de facto:
ciências meigas já existem em número
excessivo. Monumentos que ocupam
quilómetros quadrados são explicados por uma equação de
dois centímetros. Repara: a engenharia é a invenção que engordou
as equações matemáticas. Atirou-as para o Mundo.
Vê as águas, a sabedoria discreta: ninguém
constrói uma torre de observação no centro
do mar. As águas não se bebem
por inteiro, e nem toda a água é doméstica. O mar não tem
diminutivos. Uma onda não o é.
Nem o peixe.
Ciências que estudem seriamente o riso
não existem; os cientistas
colocam fórmulas em tabelas: têm gráficos complexos
que explicam a simplicidade
do Mundo. Felizmente, fomos salvos
pelo coração.
Certos órgãos ficaram reféns dos profetas
antigos, e as noites passam-se melhor assim.
Indecisões desconcertantes permitem reinventar a
monotonia: Trago-te uma monotonia surpreendente, alguém diz.
Animais mitológicos bebem água no nada,
e mesmo assim crescem; têm células resistentes.
Outros animais mais longos e espessos, mamíferos
de grande porte por exemplo, evaporam a 36°, reaparecendo
não carnívora. O mundo muda,
Não pense que não. Nem os mamíferos são eternos.
No aeródromo, por exemplo, o poema atravanca o caminho
de descolagem
do avião de um
País pouco habituado a máquinas que subam mais
alto que um banco de cozinha. O mundo
não é injusto, mas também não é teu mordomo;
Avança e é só.



Gonçalo M. Tavares

quinta-feira, 5 de fevereiro de 2015

Paulo Rocha.


Visita ou Memórias e Confissões (Visit or Memories and Confessions) 
Manoel de Oliveira, 1982

quarta-feira, 4 de fevereiro de 2015

A falsa valsa, o baile imaginário

Adieu au Language, Godard, 2014
Sonhando danças, vigil marcas passo
Vivendo dormes, vives se adormeces
Na caixinha de música em que esqueces
Como um velho, sobre o éter do bagaço.
Oh, em ti rodopias, pobre piasca,
Que sonhas teu compasso visionário,
A falsa valsa, o baile imaginário
Nos clássicos salões da tosca tasca.
E abraços tantos são em que te abraças
Que em sonho lasso o abraço lhe prolongas;
Em aguardente imerso o capitão
Assim aceita os braços de outras braças.
A vida… Porque nela te delongas?
A vida cabe toda num caixão.
Daniel Jonas,
in “Nó” assírio & alvim, 2014

I Origins

O verdadeiro cinema de risco é o de Mike Cahill.




terça-feira, 3 de fevereiro de 2015

bom será o tempo, bom será o espírito.

(...)
Cantar? Longamente cantar.
Uma mulher com quem beber e morrer.
Quando fora se abrir o instinto da noite e uma ave
o atravessar trespassada por um grito marítimo
e o pão for invadido pelas ondas -
seu corpo arderá mansamente sob os meus olhos palpitantes.
Ele - imagem vertiginosa e alta de um certo pensamento
de alegria e de impudor.
Seu corpo arderá para mim
sobre um lençol mordido por flores com água. 
 (...)
Começa o tempo na insuportável ternura
com que te adivinho, o tempo onde
a vária dor envolve o barro e a estrela, onde
o encanto liga a ave ao trevo. E em sua medida
ingénua e cara, o que pressente o coração
engasta seu contorno de lume ao longe.
Bom será o tempo, bom será o espírito,
boa será nossa carne presa e morosa.
- Começa o tempo onde se une a vida
à nossa vida breve.
  (...)
HERBERTO HELDER
 

L'argent, M. L'Herbier (1928)

 

pré-primavera

novo albúm do Bob.


segunda-feira, 2 de fevereiro de 2015

chopim-gaudério / vira-vira

"Diogenes from San Diego"
Patrícia Lino
70 poemas para Adorno, Funchal, Festival Literário da Madeira, 2015

domingo, 1 de fevereiro de 2015

01.02.2015.


a wife no more.

Mildred Peirce, Michael Curtiz, 1945