A marcha da memória.

2 comments


Raconter l'histoire, c'est faire ressurgir le passé.

"Quand le père du père de mon père avait une tache difficile à accomplir, il se rendait à un certain endroit dans la forêt, allumait un feu et il se plongeait dans une prière silencieuse. Et ce qu'il avait à accomplir se réalisait. Quand, plus tard, le père de mon père se trouva confronté à la même tache, il se rendit à ce même endroit dans la forêt et dit : "nous ne savons plus allumer le feu mais nous savons encore dire la prière". Et ce qu'il avait à accomplir se réalisa. Plus tard, mon père (…) lui aussi alla dans la forêt et dit : "nous ne savons plus allumer le feu, nous ne connaissons plus les mystères de la prière mais nous connaissons encore l'endroit précis dans la forêt ou cela se passait et cela doit suffire". Et cela fut suffisant (…) Mais quand, à mon tour, j'eux à faire face à la même tâche, je suis resté à la maison et j'ai dit nous ne savons plus allumer le, feu nous ne savons plus dire les prières, nous ne connaissons même plus l'endroit dans la forêt mais nous savons encore raconter l'histoire.


Ainsi peu à peu, le passé revient-il au présent à travers la mise en scène imaginaire d'une expérience visuelle qui toujours sollicite plusieurs regards". (livre quatrième)



Hélas pour moi, Godard, 1993



Bande à Part, Godard, 1964




Sobre o clássico e o moderno em "Le Mépris"

" Il faut dire que dès les premières secondes, le spectateur est convié à un voyage au cœur même du cinéma. Et si Le mépris constituait une sorte d’amorce aux futures Histoire(s) du cinéma godardiennes ? Après tout, avec Le mépris Godard convoque deux conceptions du cinéma sinon antagonistes, du moins distinctes, et les fait coexister par le truchement d’une mise en abyme, d’un film dans le film (en l’occurrence une adaptation de L’odysséepar un cinéaste allemand "hollywoodien" en fin de carrière). A ma gauche donc : un transfuge de la série B américaine (l’excellent Jack Palance) – Fritz Lang (en personne…ou plutôt déifié par la caméra de Godard !), Hollywood, Cinecittà, et la figure tutélaire d’Homère.
A ma droite : un couple plongé en pleine crise existentielle, Godard, lui-même, en assistant de Lang, Coutard en chef opérateur, et l’esprit d’André Bazin.
A ma gauche donc : le cinéma dit "classique".
A ma droite : le cinéma dit "moderne".
Godard lui-même n’échappe pas à cette dichotomie classique/moderne. Lui qui, en tant que critique, a chanté les louanges des pères du classicisme hollywoodien, n’ignore pas qu’une page vient de se tourner. Le voici tout de même partagé entre l’admiration qu’il porte à Lang – et qui se vérifie dans les plans qu’il compose littéralement autour de lui - et sa volonté de fonder un cinéma en phase avec les préoccupations de son époque. Or l’heure est aux constats. Ainsi si Le Mépris n’a pas la valeur de manifeste de la modernité (comme a pu l’être A bout de souffle, par exemple) il s’impose d’emblée comme un état des lieux de ce jeune cinéma. Il dresse un premier bilan, pose quelques questions essentielles (Qu’est-ce que faire un film en 1963 ?), règle quelques comptes (notamment avec LA figure du producteur hollywoodien aux dents longues)...." (daqui)


J'ai l'impression que, de plus en plus, ma recherche s'oriente dans ce sens, et je revendique la modernité de la chose. Un cinéma où la caméra est invisible peut être un cinéma moderne. Ce que je voudrais faire, c'est un cinéma de caméra absolument invisible. On peut toujours rendre la caméra moins visible. Il y a du travail (encore) dans ce domaine.
Moderne est d'ailleurs un mot un peu galvaudé. Il ne faut pas chercher à être moderne, on l'est si on le mérite. Et il ne faut pas avoir peur non plus de ne pas être moderne. Il ne faut pas que cela devienne une hantise.


L'ancien et le nouveau - Eric Rohmer entrevistado por Jean-Claude Biette, Jacques Bontemps e Jean-Louis Comolli, Cahiers du Cinémanº 172, novembro de 1965


2 comentários:

Luís Mendonça disse...

Que filme é este?

Sabrina D. Marques disse...

Já coloquei os devidos créditos :

- Hélas pour moi e Bande à Part, de JLG

Sabrina D. Marques © 2005-2015. Com tecnologia do Blogger.

Archives