domingo, 29 de março de 2009

A obra-prima de Franju.

É fascinante dizer que um filme de terror é belo. E se a beleza depende do olho do contemplador, o terror depende da alma do que treme - o que quer que seja que nos convoque sensações de medo e impressões de beleza é, do mesmo modo, intransmissível.  
: Celebração do expressionismo por Franju. 

Les yeux sans visage
GEORGES FRANJU (1960)




BILLY IDOL (1984)
EYES WITHOUT A FACE

I spend so much time
Believing all the lies
To keep the dream alive
Now it makes me sad
It makes me mad at truth
For loving what was you

Les yeux sans visage eyes without a face
Les yeux sans visage eyes without a face
Les yeux sans visage eyes without a face
Got no human grace your eyes without a face.

When you hear the music you make a dip
Into someone else's pocket then make a slip.
Steal a car and go to Las Vegas oh, the gigolo pool.
I'm on a bus on a psychedelic trip
Reading murder books tryin' to stay hip.
I'm thinkin' of you you're out there so
Say your prayers.
Say your prayers.
Say your prayers.

Now I close my eyes
And I wonder why
I don't despise
Now all I can do
Is love what was once
So alive and new
But it's gone from your eyes
I'd better realise

Les yeux sans visage eyes without a face
Les yeux sans visage eyes without a face
Les yeux sans visage eyes without a face
Got no human grace your eyes without a face.
Such a human waste your eyes without a face
And now it's getting worse.





Nesse indizível além corpo, junto ao tumulo. Sinfonia de mortos-vivos como nas peças atmosféricas de Jacques Tourneur, entre o sono e a vigília fluente, fazendo correlato com única longa-metragem de Charles Laughton.
JOSÉ OLIVEIRA, in blog Raging B



SKORECKI Louis sobre

Les yeux sans visage

Cinéclassics, 23 heures.Le genre fantastique ne s'est pas particulièrement épanoui dans le cadre du «cinéma français». Raison de plus, s'il fallait une raison de plus, pour rendre à Franju l'importance réelle (historique, artistique, symbolique), qui n'aurait jamais dû cesser d'être la sienne. Cofondateur avec Henri Langlois de cette Cinémathèque française qui allait changer la face du monde, il a élaboré en une poignée de films trop rares un style hypnotique, vacillant entre horreur pure et féerie, atrocités muettes et poésie au bistouri. Le plus bel exemple de cette oscillation pendulaire, c'est évidemment les Yeux sans visage. On est en 1960, Jean-Michel Jarre a moins de 6 ans. Au lieu de surveiller ses devoirs, son père, Maurice, compose une sublime partition hollywoodienne pour ce sommet d'horreur suggérée, dans la lignée du fils de Maurice Tourneur, Jacques. Maurice Tourneur ne s'occupait pas plus de son fils. Lui non plus n'avait pas le temps. Quand les pères s'absentent, les fils ont le choix. Ils deviennent autistes ou artistes. Ces deux-là, avec des réussites artistiques différentes, s'en sont sortis.

Contemporain de Tourneur, Franju est pourtant son disciple. Question de hiérarchie, question de style. Filiation essentielle, hors dates, hors convenances. Quand Pierre Brasseur, merveilleux d'innocence criminelle, trace au crayon gras, sur le doux visage de Juliette Mayniel, les contours d'un masque, quand il découpe la peau au scalpel, la décollant du visage, la peur brûle les enfants/spectateurs, recroquevillés sur eux-mêmes dans l'attente du pire. A la sortie des Yeux sans visage, Franju a dû couper des scènes. On s'évanouissait dans la salle. Dans la mémoire du cinéma, mémoire fluette, mémoire vive, Edith Scob promène pour toujours son masque d'oiseau effarouché. Un manoir gothique abrite deux ou trois salles d'opération. Là, un père se livre à des manipulations innommables sur des jeunes filles plus belles les unes que les autres. Combien donneront leur peau pour qu'Edith Scob ait un nouveau visage? Il fait froid. Dehors, les chiens hurlent à la mort. C'est l'hiver.
Arte, 23h05
Le genre fantastique ne s'est guère épanoui dans le cadre du cinéma français. C'est pourquoi l'oeuvre de Georges Franju nous est si précieuse. Cofondateur avec Henri Langlois de la Cinémathèque Française, il a élaboré dans ses films un style qui oscille entre horreur et merveilleux, atroce et poétique. Le plus bel exemple de cette oscillation, c'est sans conteste les Yeux sans visage, une merveille de 1960 très bien servie par la musique de Maurice Jarre et la photographie d'Eugen Shuftan. Pierre Brasseur y joue de tout son corps massif le professeur Génessier, responsable d'un accident de voiture dont sa fille est sortie atrocement défigurée. Elle se promène avec un masque irréel dans les couloirs du manoir gothique qui abrite les expériences du professeur. C'est Edith Scob qui prête à la jeune fille masquée ses airs d'oiseau effarouché. Des chiens hurlent à la mort dans un coin du bâtiment. Alida Valli, qui interprète l'assistante fidèle de Pierre Brasseur, kidnappe des jeunes filles. On se doute que des expériences horribles ont lieu et on frissonne de peur quand on voit Pierre Brasseur tracer sur le visage de Juliette Mayniel les contours d'un masque. Il découpe ensuite la peau au bistouri et l'arrache du visage. On raconte que ces scènes ont dû être coupées à la sortie car les gens s'évanouissaient dans la salle.

Combien de jeunes filles donneront-elles leur peau pour qu'Edith Scob en ait une nouvelle? Et comment le savant fou sera-t-il arrêté dans ses expériences de mort?

textos de Skorecki via Bruno Andrade

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